• Corinne Fadel

Hypnose et processus de deuil Les 5 phases

Dernière mise à jour : 25 nov.

Le deuil est l’un des états auxquels tous les êtres humains doivent se confronter plusieurs fois dans leur vie. Nous allons plusieurs fois durant faire face à ces épreuves. Parfois nous ne sommes pas encore nés, que notre famille perd déjà des êtres chers. En passant par les 5 étapes du deuil, nous allons devoir braver toutes les tempêtes émotionnelles tels que le déni, la colère, le marchandage, la dépression et enfin l’acceptation. Chaque perte impliquant une souffrance, la mettre en éclairage, elle nécessite un accompagnement pour être écoutée et surmontée.


La psychiatre Elisabeth Kübler-Ross a élaboré dans les années 60 la théorie des 5 étapes du deuil, auxquelles seraient successivement confrontés ceux qui subissent une perte.



Première étape : le déni


C’est la phase initiale et la réaction au choc au moment d’apprendre la perte. La personne endeuillée est comme submergée par l’annonce de la disparition. Cette réaction est marquée par le refus de croire que nous avons perdu un être cher, surtout si nous venons de parler récemment à cette personne. Et d’autant plus si la perte est brutale et imprévisible.

Réaction temporairement salvatrice à une douleur insurmontable, le déni est la négation de faits qui se sont pourtant produits mais impossibles à intégrer. La personne croit à une illusion, un cauchemar, et refuse de considérer l’information qui lui est donnée.


C’est une phase brève, mais qui peut se révéler lourde de conséquences si la personne est incapable d’y mettre fin. Elle peut être en état de sidération.

Notre esprit peut donc prendre un certain temps à s’adapter à cette nouvelle réalité.

C’est généralement une phase assez courte mais intense, durant laquelle la raison et les émotions semblent anesthésier.

Cette étape nous permet de ralentir le processus du deuil, de nous guider étape par étape et de réduire le flot de tempêtes émotionnelles qui pourraient nous submerger.




Deuxième étape : la colère


Vient ensuite la colère… Pourquoi ?

Avec la prise de conscience de la réalité de la nouvelle survient la phase de colère, où la personne se révolte contre ce qu’elle ressent comme une injustice.

Elle peut trouver un exutoire en désignant un responsable. C’est une étape extrêmement douloureuse et délicate à traverser, où s’expriment de fortes contradictions internes : accusations, sentiment de culpabilité, particulièrement si la personne survivante se reproche de n’avoir rien pu faire pour empêcher le décès de l’autre.



Troisième étape : le marchandage


Face à une perte, il arrive que nous nous sentions si désespéré que nous sommes prêt à tout pour atténuer la douleur. L’idée de perdre un être cher peut amener à faire des négociations avec soi-même afin de trouver une compensation au vide ressenti.

Des négociations telles que : « Mon Dieu, je promets de changer ma vie si vous laissez cette personne vivre » sont souvent orientées vers un pouvoir supérieur ou vers quelque chose de plus grand que nous qui pourrait changer le destin de notre proche.

C’est ce sentiment d’impuissance qui nous pousse à réagir de cette manière afin d’avoir un semblant de contrôle sur quelque chose qui n’est pas de notre ressort. Au final, cette phase est essentiellement une illusion.



Quatrième étape : la dépression


C’est le moment où notre imagination se calme et où nous commençons lentement à confronter la réalité en face. Marchander n’est plus une option à présent puisque la panique ressentie initialement commence à s’apaiser et le «brouillard émotionnel» se dissipe. Au cours de ce processus du deuil, la dépression est l’étape la plus longue et souvent la plus difficile.


En comprenant que la perte a bien eu lieu, la personne sombre dans la déprime, la dépression étant incapable d’affronter le quotidien sans l’autre. Elle devient passive, sans aucune issue à sa souffrance. Cette étape peut durer des mois et même se prolonger pendant plusieurs années. Ce stade est caractérisé par une grande tristesse, une insociabilité et une diminution d’énergie.

La personne est immergée totalement dans sa détresse, alimentée par des sentiments de culpabilité et une remise en question permanente. C’est aussi une période qui peut sembler interminable puisque les émotions qui nous submergent nous paraissent insurmontables. Cette phase du deuil, si elle stagne trop longtemps, doit alerter sur un éventuel état pathologique.



Dernière étape : l’acceptation


C’est la dernière étape de tout le processus du deuil. Lorsqu’on arrive à cette phase, cela ne veut pas dire que nous ne ressentons plus la douleur de la perte. Cependant, c’est une phase de reconstruction où nous nous résignons à accepter la réalité de la situation.


C’est aussi la période pendant laquelle la vie reprend son cours. La personne endeuillée commence petit à petit à remonter la pente et de retrouver son énergie, Retrouve ses ressources profondes, la force intérieure pour sortir de la souffrance et de l’isolement ainsi que l’ensemble de ses facultés psychiques et psychologiques. La réalité est admise. Ainsi, elle arrive à aller de l’avant et à organiser sa vie en fonction de la perte. Elle comprend qu'elle ne sera plus la même mais elle décide d'aller de l'avant.

Le travail de deuil sera plus ou moins long, plus ou moins douloureux, selon les circonstances du décès, l'âge du défunt, l'âge de la personne endeuillée.


Perdre une personne âgée, à l'issue d'une maladie, nous laisse le temps d'une préparation, tout autant matérielle que psychologique.




Surmonter le deuil de la maternité


Dans ma pratique en tant qu'hypnothérapeute j'accompagne également des femmes qui ont besoin de surmonter le deuil de la maternité suite à une ou plusieurs fausse couche ou des "morts in utéro" lorsque l'embryon, le fœtus est dit mort-né, quand la mort est survenue soit pendant la grossesse, soit pendant le travail ou quelques jours après la naissance.


Surmonter la perte d'un enfant (maladie, accident)...


Exprimer la souffrance est nécessaire. Laissez vous du temps....

Perdre un enfant, c’est se sentir amputé d’une partie de soi-même. Même s’ils n’auraient rien pu faire pour éviter le drame (maladie, accident…), beaucoup de parents se sentent coupables, ont l’impression d’avoir failli dans leur rôle, de ne pas avoir su protéger leur enfant… Parce qu’il va à l’encontre du sens même de la vie, ce deuil, encore plus que les autres, prendra du temps bien souvent plusieurs années. Le temps de passer à travers les différentes étapes d’un processus de deuil pour continuer à vivre. Vous ne serez plus la même personne mais vous trouverez les ressources en vous pour faire face en se faisant aider.


Corinne Fadel

Hypnothérapeute

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